DSCF2934-1-1 Espaces verts

Le Canal de l’Ourcq et ses berges


Le canal constitue une dérivation de la rivière Ourcq qui prend sa source dans l’Aisne -à Fère-en-Tardenois- pour se jeter dans la Marne à Mary-sur-Marne à partir de Mareuil-sur-Ourcq et finir dans la Seine via le bassin de la Villette. Le cours proprement dit du canal est de 99,6 km.

Sur ce parcours, le canal permet une promenade entre Pavillons-sous-Bois et Sevran où pêcheurs, cyclistes, joggers, boulistes ou simples marcheurs profitent de l’ombre des grands peupliers.

Dès le XVIème siècle, l’Ourcq, un modeste affluent de la Marne, intéresse le pouvoir central parisien car en le rendant navigable, il permettrait d’acheminer vers la capitale le bois de la forêt de Villers-Cotterêts et les grains de la région de la Ferté-Milon (Aisne). Mais la vocation première du canal serait quand même d’alimenter Paris en eau potable ! La réalisation du canal est lancée à l’aube du 1er Empire sous Napoléon Bonaparte au tout début de l’ère industrielle. Elle s’achèvera sous Charles X vers 1825.

Jusqu’au début du XXème siècle, le canal dispose d’une profondeur ne dépassant pas les 1,20 mètres tandis que ses écluses ne mesurent pas plus de 3,2 mètres de large. Cela conditionne fortement le type de bateaux pouvant y circuler. Ainsi, pendant 150 ans, des péniches étroites appelées les flûtes, sillonnent le canal conduisant vers la capitale, bois, grains et plâtre, pour en rapporter des chargements divers, en particulier les vidanges parisiennes transformées en engrais dit « poudrette ». Mais les flûtes apparaissent très vite de très faible contenance alors que les usines éclosent un peu partout sur les bords du canal. Devenant très vite de moins en moins rentables, le trafic décline après 1930. C’est d’ailleurs dans les années 1920 que la Société des Canaux décide d’élargir et d’approfondir le canal sur la fin de son cours dans le département de la Seine.

La création de cette voie navigable avait entrainé bien des bouleversements mais elle s’intégra très vite au paysage et devint un lieu de détente pour les riverains ainsi que pour les citadins, au long de ses berges et dans ses guinguettes. A partir de 1980, la navigation de plaisance prend le pas sur le commerce. Puis dans les années 1990, les berges sont aménagées afin d’en faire des espaces verts de loisirs : randonnées, animations diverses comme l’été du canal ou encore Bobigny-sur-Ourcq.

Sur la rive gauche du canal, se trouvent les anciens chemins de halage (mode de traction terrestre des péniches). Ils n’ont donc plus aucune utilité pour la navigation fluviale et restent, aujourd’hui, prioritairement des chemins de service pour les besoins du personnel du service des canaux de la Mairie de Paris. Ils sont également aménagés pour permettre la pratique d’activités de loisirs dites « vertes » comme le vélo, le roller ou encore la randonnée. Le canal, lieu de loisirs : guinguettes et bals-musettes, promenades et pêche à la ligne, baignades et siestes au bord de l’eau. Le canal de l’Ourcq était le lieu de rencontre et de détente des aulnaysiens mais également de nombreux parisiens qui venaient passer leur dimanche à Aulnay. Lien : Eté au canal

Un grand nombre d’aulnaysiens ont appris à nager dans les eaux du canal faisant office de piscine ! L’une des attractions phares du canal était le « Jardin perdu Lillois ». Il offrait tous les dimanches de 14h à 19h un bal à grand orchestre. Il possédait un grand jardin labyrinthe planté de troènes où il était permis de se perdre pour des rendez-vous sentimentaux ! On l’appelait « lillois » car ces labyrinthes étaient au début du siècle des attractions typiques de Flandres, nombreuses dans la banlieue de Lille. A la fin du labyrinthe, un magnum attendait le vainqueur dans un café appelé « Le but ».

Le pont de l’Union est le seul pont d’Aulnay qui traverse le canal. Construit au début du XXème siècle, il réunit le plus petit quartier au reste de la ville. Le quartier de l’Union est le quartier situé au sud-est de la commune et qui s’étend de part et d’autre du canal. De par son implantation à l’extrême sud de la ville et de ses proximités avec les villes de Livry-Gargan et de Sevran, c’est un quartier qui s’est retrouvé un peu isolé du reste du territoire aulnaysien. Avant sa construction, un passeur en barque faisait franchir le canal aux gens qui souhaitaient rejoindre l’autre rive.

Accès : entre l’avenue Pierre Jouhet et la rue du 4 septembre

Photo (c) office de tourisme